Pierre Henri

Vert, le média qui annonce la couleur
Cette nuit, par 296 voix contre 224, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi d’urgence agricole et ses graves reculs pour la santé et l’environnement.
Le gouvernement avait pourtant la possibilité jusqu’au dernier moment de supprimer du projet de loi la réintroduction de l’acétamipride, ce pesticide dangereux pour la santé et l’environnement.
Il ne l’a pas fait.
-Facilitation des projets de mégabassines ou d’élevages intensifs, assouplissement des règles encadrant les tirs de loups, affaiblissement de la protection des zones humides… Le gouvernement est parvenu à faire adopter ce texte controversé avec le soutien de la droite, de l’extrême droite et du bloc central (Les Démocrates, Ensemble pour la République et Horizons).
À la place, il donne à l’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) le pouvoir de réintroduire à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne : l’acétamipride pour les cultures de noisettes, et le flupyradifurone pour les betteraves à sucre, les pommes et les cerises (on vous explique tout sur ce pesticide sur le site de Vert).
Pendant les débats, la députée RN Hélène Laporte a estimé que ce texte «n’est pas parfait, mais il constitue une avancée pour l’agriculture et notre souveraineté alimentaire».
Pour la députée LFI Aurélie Trouvé, en revanche : «l’Histoire reviendra sur ce grave moment de régression, où la science a été ignorée, la santé des êtres humains sacrifiée».
- Si ce texte est validé ce mardi par le Sénat, à forte majorité de droite, il sera définitivement adopté.
La gauche a déjà annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel.
-Nos journalistes sont sur le pont, restez avec nous pour savoir ce qu’il va se passer.

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