Comment la guerre en Ukraine annonce-t-elle la fin du réflexe patriotique et la révolte de la chair à canon. – Les moutons enragés
À y regarder de plus près, il n’y a (presque) jamais eu de «bonne» guerre. Même sous l’Ancien Régime où les êtres et les idées n’étaient, certes, pas aussi pourris qu’aujourd’hui, les peuples se laissaient parfois manipuler. Ainsi, quand le Cardinal Richelieu pour lutter contre les Habsbourg, n’hésitât pas à trahir l’Église et à faire des alliances avec les protestants Suédois, voire avec les turcs musulmans (Empire Ottoman), personne n’aurait alors songé à trouver des excuses à l’ennemi et à refuser le combat. Les méchants, c’était les Habsbourg, et tant pis s’ils étaient catholiques ! Il en a, bien évidemment, été de même lors des deux dernières guerres mondiales.
C’est que jusqu’alors, le futur combattant pouvait toujours se raccrocher à un dénominateur commun avec ses frères d’armes ou avec la nation qu’il devait défendre. Lorsque les opinions religieuses ou politiques divergeaient, il demeurait néanmoins l’appartenance au groupe ou à l’ethnie. Il restait …